14.12.2007
Interview de Hervé Collet, tête de liste
Toute ma vie personnelle et professionnelle a été mise au service de l’intérêt général. J’ai été et je reste dirigeant de nombreuses associations, j’ai milité pour les droits de l’Homme en Europe de l’Est, je suis un journaliste engagé et j’ai dix-huit ans d’expérience de la vie municipale. Mes amis du Mouvement Démocrate d’Eaubonne m’ont demandé de mener une liste d’ouverture, pour mettre fin à la partie de « ping-pong » stérile gauche-droite que jouent depuis plusieurs années les partis traditionnels. François Bayrou, un ami de longue date, qui a obtenu près de 22 % des suffrages dans la commune lors de la campagne présidentielle, m’a donné son investiture. C’est avec grand plaisir que j’ai répondu à cet appel.
Pourquoi ce nom « Eaubonne en mouvement » ? Vous pensez que la ville est trop calme ?
Non, bien sûr : Eaubonne est bien vivante, grâce à ses associations, de ses commerces et de la vitalité des services publics. Mais nous voulons impulser un plus grand dynamisme, impliquant le maximum d’habitants, et le terme de mouvement nous paraît le plus approprié à l'orientation que nous proposons.
Dans quel état d’esprit abordez-vous cette campagne ?
Eaubonne dispose de la plupart des équipements nécessaires à une ville moyenne de la région parisienne. Beaucoup de compétences dépendent de « Val et Forêt ». Aujourd’hui, ce dont ont besoin les habitants d’Eaubonne, c’est qu’on réponde aux multiples exigences de la vie quotidienne, tout en donnant une « âme à la ville ». C’est donc une question d’animation globale. Elle ne saurait être l’exclusivité de la municipalité. Animer la ville, c’est l’affaire de tous, en particulier des associations, des commerçants, des conseils de quartier, etc. Je suis très sensible au principe de subsidiarité, qui signifie que la puissance publique n’a pas à intervenir quand les acteurs sociaux font bien leur travail. Le rôle de la municipalité est d’impulser, de coordonner, mais pas de faire à la place des groupes constitués qui font bien leur travail.
Vous êtes historien de la commune. Est-ce que cela veut dire que vous êtes tourné vers le passé ?
Détrompez-vous : l’histoire d’une ville comme Eaubonne est extraordinairement porteuse pour le présent et l’avenir. Nous avons la chance d’avoir un patrimoine très riche, assez unique dans la vallée de Montmorency, que les municipalités précédentes ont réussi à conserver. Il faut plus que jamais mettre en valeur nos bâtiments anciens et développer une animation culturelle à partir des écrivains et des personnages célèbres qui ont illustré la commune. Je vous confirme bien que tout mon engagement citoyen est tourné vers le bien-être des habitants actuels d’Eaubonne et pour les générations futures.
Pour les générations futures… ? De quelle façon ?
En impulsant une démarche de développement durable, de défense de l’environnement et de maîtrise de l’énergie.
Comment voyez-vous le « paysage » politique Eaubonnais ?
Je voudrais tout d’abord dire que notre équipe ne se présente contre personne. Nous n’avons pas d’adversaires. Nous travaillons pour le mieux-être de tous nos concitoyens. Nous nous battons pour être majoritaires, mais si ce n’est pas le cas, nous ne serons pas dans l’opposition, mais dans la minorité, ce qui est très différent d’une attitude de contestation permanente. Si nous sommes majoritaires, nous offrirons aux représentants des autres listes, s’ils sont d’accord, de prendre des responsabilités, dans un esprit d’ouverture.
J’en reviens à… disons vos concurrents. Comment regardez-vous leur campagne ?
L’équipe municipale sortante a réalisé des avancées non négligeables, sous bénéfice d’inventaire. Elle a beaucoup construit, comme si, pour pouvoir présenter un bilan, il fallait absolument édifier des bâtiments ! Je ne nie pas l’utilité de ces équipements, mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation et tout investissement a un coût, qui repose forcément sur les contribuables. Nous dresserons un bilan le plus objectif possible de la gestion municipale, en essayant d’éviter les contrevérités, piège traditionnel descampagnes électorales.
Et du côté des opposants à la municipalité sortante ?
J’assiste, comme la plupart des Eaubonnais, au spectacle étonnant de deux listes, se réclamant de la droite, qui s'affrontent pour des questions purement tactiques, alors qu’elles sont sur la même longueur d’onde. Je trouve curieux, même si je ne partage pas toutes ses analyses, que l’une d'elles, qui travaille depuis six ans sur un projet communal cohérent, n’a pas été investie, tout simplement parce que quelqu’un, venu d’ailleurs, a pointé son doigt sur Eaubonne en se disant : « Tiens, voilà une ville bonne à prendre ! ». J’ai du mal à comprendre comment on peut trouver le temps de s’occuper sérieusement d’une ville comme Eaubonne quand on est à la fois député, conseiller régional et dirigeant d’un parti. J’ai été onze ans attaché parlementaire à l’Assemblée nationale – où j’ai côtoyé François Bayrou – et un an au Sénat. Je connais le degré d’investissement qu’exige le fait d’être élu de la Nation. Le cumul des mandats a ses limites…
Vous-même, vous êtes Eaubonnais de longue date. Vous pensez qu’il est important d’être implanté depuis longtemps pour diriger un conseil municipal ?
J’habite effectivement Eaubonne depuis 53 ans. Je connais la commune « de l’intérieur ». J’ai mis en valeur son passé en lançant une société historique et en écrivant "Eaubonne au XVIIième siècle". J’ai travaillé dans la vie associative, j’ai été douze ans conseiller municipal, mon épouse a été directrice d’établissement scolaire à Eaubonne. Tout n’est pas affaire de dossiers. Il faut habiter effectivement la commune, y faire ses courses, rencontrer régulièrement ses voisins, pour sentir l’âme d’une ville et partager les soucis quotidiens de ses habitants.
Comment comptez-vous mener votre campagne ?
Nous n’avons pas l’intention de proposer un « catalogue » de promesses, comme le font les partis classiques et surtout, nous ne passerons pas notre temps à dresser un inventaire déprimant de ce que les autres n’ont pas fait ou ont mal fait. Nous nous attacherons surtout à souligner ce que nous pouvons mieux faire, tous ensemble. Notre liste a déjà élaboré beaucoup de propositions pour améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens et à mettre notre ville « en mouvement » (voir :"Nos premières propositions"). Nous irons à la rencontre de tous les acteurs de la vie sociale et économique et nous serons à l’écoute des habitants pour enrichir ce programme, dans un esprit d’ouverture.
07:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Sabine Kovacshazy
Jacques Rioland
Sylvaine Egea
Philippe Panaye
Elisabeth Auger
Yves Rougier
Thierry Richez 


Commentaires
Amis Eaubonnais, nous vous ouvrons ce blog pour vous permettre de participer à nos travaux afin de bâtir un projet municipal qui réponde aux aspirations de tous.
Nous comptons sur vos critiques et vos idées.
D'avance merci.
Ecrit par : Jacques Rioland | 15.12.2007
bonjour Ami
depuis Nice, je suis l'évolution de vos propositions respectives à partir de vos sites si deux listes de droite se disputent copieusement, la liste du centre que représente le MODEM reste de mon point de vue relativement discréte sur ses préférences à venir. A moins d'un miracle,Comme moi vous savez que vous n'avez pas l'ombre d'une chance de gagner cette élection d'autant que certain de vos co listiers pour la plupart sont d'illustres inconnus et que certains autres sont atteint par la limite d'age . Le rapport de force ne nous étant pas du tout favorable. Alors, je pose la question QUE FERA LE MODEM au second tour avez vous pris des orientations. j'espére que vous n'allez pas porter votre soutien à la gauche ALORS QUE LA MAJORITE DES ELECTEURS SONT LIBERAUX Eaubonne n'est pas de gauche et vous le savez tous.
Espérant une réponse non florentine je vous adresse à tous des sentiments cordiaux ET AMICAUX
René BONHOMME
Ecrit par : BONHOMME | 20.02.2008
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