23.02.2008

Hervé Collet : un Eaubonnais de longue date engagé au service de la cité

Un homme d’expérience

- Formation : sociologie, sciences politiques, licence de Lettres

- Journaliste, consultant en communication, éditeur

- Ancien délégué général d’une Fondation européenne pour favoriser la liberté d’expression en Europe centrale et orientale (plus de soixante missions à l’étranger).

Enraciné à Eaubonne

- Installé dans la commune en 1954

- Historien de la ville, auteur de « Eaubonne au XVIIIème siècle »

- Conseiller municipal d’Eaubonne de 1965 à 1977 (un des plus jeunes élus locaux de France, à l’époque où le seuil était à 23 ans)

- Son épouse a été directrice d’un établissement scolaire à Eaubonne.

Toute une vie consacrée à l’intérêt général

- Vie professionnelle entièrement passée dans la vie associative

- 18 ans de mandat municipal

- Attaché parlementaire à l’Assemblée Nationale  pendant 11 ans, et au sénat pendant un an.

 

Permanence : 40, rue Gabriel Péri, 95600 Eaubonne

Tél : 06 81 30 14 53 

16.02.2008

L'alternative pour Eaubonne

Les partis classiques ont l’habitude de jouer sur l’alternance : un coup à gauche, un coup à droite. Les opposants tirent à boulets rouges sur l’équipe en place. Ils promettent de défaire ce que les autres ont mis en place.

Ce mode de fonctionnement est ruineux pour la collectivité !

Ainsi, à Eaubonne, les listes concurrentes rivalisent de superlatifs pour dénigrer ce que la municipalité sortante a  fait (et surtout pas fait) : « déclin, projets brutaux, dérive inquiétante, cadre menacé… » (M. Bodin) ; « finances gaspillées, transports inhumains, ratés impardonnables de la politique culturelle, démocratie manipulée… »(M. Dublineau). Cela peut paraître de bonne guerre dans une campagne électorale, mais trop, c’est trop !Les Eaubonnais ne sont pas dupes de cette tonalité menaçante, qui ne vise qu’à faire peur pour gagner des voix.

Nous aussi, nous avons des critiques à adresser à l’équipe sortante, mais dans un esprit d’objectivité et de mesure. Nous voulons avant tout faire des propositions positives- certes, pour corriger le tir quand cela ne va pas, mais surtout pour améliorer et compléter ce qui est valable.

C’est cela l’alternative : entre les deux grandes tendances qui se combattent, vous avez le choix d’une autre solution !

 

Val et Forêt : Nous demandons un moratoire

Le 23 janvier, nous nous étions inquiétés des propos alarmistes du maire de Franconville, M. Delattre, sur les finances de la Communauté d'Agglomération Val et Forêt (CAVF) et nous avions demandé à nos élus plus de précisions.

M. Portelli, maire d'Ermont et Président de Val et Forêt, nous a d'abord transmis un communiqué, signé par les maires des communes membres de CAVF à l'exception de M. Delattre. Ce communiqué, mis sur notre blog le 9 février, s'élevait en faux contre les affirmations du maire de Franconville et précisait entre autres que la dette fin 2007 était de 15,8 millions d'euros.

En réponse Monsieur Delattre nous a transmis les rapports établis par la CAVF pour la présentation des budgets prévisionnels 2008 au Conseil de Communauté du 17 décembre 2007, ainsi que le projet du Contrat de cession d'aménagement de la zone d'aménagement concerté (ZAC) de la gare Ermont-Eaubonne qui doit être signé le 25 février prochain. Nous avons reçu également le compte rendu du conseil de communauté du 17 décembre.

On trouvera dans notre dossier « Point CAVF au 15-2-2008 » notre analyse de ces documents.

Cette analyse faire apparaître plusieurs sujets d'inquiétude :

  • L'entente entre le maire actuel de Franconville et les autres maires est loin d'être cordiale, et nous comprenons que, si celui-ci veut que sa commune quitte la communauté, les autres ne le retiendront pas.

  • La dette de CAVF fin 2008 devrait être, si le budget prévisionnel est respecté, de 18 millions d'euros (et non de 30 millions comme l'affirme M. Delattre). Le remboursement de cette dette (2,4 millions d'intérêts et de remboursement de capital en 2008) réduit pratiquement à zéro le montant disponible, sur le budget de fonctionnement, pour les investissements. Or, des investissements sont indispensables, comme la réfection des chaussées d'intérêt communautaire, la construction du nouveau commissariat d'Ermont, la vidéo-surveillance,etc. Pour mener à bien ces travaux la CAVF sera donc obligé de mobiliser en 2008 10,5 millions d'emprunt. Cette situation, aujourd'hui critique, deviendra une situation de surendettement (i.e. le budget de fonctionnement sera incapable de financer la dette) si Franconville quitte la CAVF. Il faut aussi remarquer que la moitié des recettes de fonctionnement est assurée par des dotations et subventions dont la pérennité n'est pas assurée.

  • Le contrat de cession à l'aménageur Nexity fixe le prix d'achat des terrains du quartier de la gare à 25 millions, prix ferme et non révisable. Aujourd'hui les communes de CAVF ont acheté un peu plus de la moitié des immeubles à démolir pour un montant de 13,9 millions d'euros. Le coût de la partie restante ne sera connu qu'à la fin des négociations avec les propriétaires. Le coût des démolitions et de la dépollution des terrains, à la charge de CAVF, n'est pas précisé dans les rapports mis à notre disposition. L'opération de portage des terrains de la ZAC par CAVF n'est possible que si le montant des achats est équilibré par le montant des ventes. De plus les intérêts des emprunts contractés pour cette opération sont compensés, en 2008, par une subvention dont la pérennité n'est pas assurée.

 

Tous ces éléments nous conduisent à demander un moratoire de la signature du contrat de cession à Nexity, permettant aux nouveaux élus mandatés à la CAVF d'examiner la situation nouvelle au lendemain des élections municipales, le départ ou non de Franconville, et de prendre connaissance des dossiers. La signature d'un engagement pour 10 ans dans les conditions actuelles nous paraît irresponsable.